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Alors qu’il est désormais admis que la consommation des écrans requiert une certaine vigilance de la part des parents, il n’est pas toujours facile d’en fixer clairement les règles. C’est la raison pour laquelle Serge Tisseron, docteur en psychiatrie de renom s’est penché sur le problème. Il en sort une règle mnémotechnique simple, de bon sens et d’ailleurs largement diffusée :  la règle des 3-6-9-12. 

Maîtriser l’outil progressivement

  • Avant 3 ans  

Pas d’écran du tout. C’est simple. Parce que de nombreux travaux montrent que l’enfant de moins de trois ans ne gagne rien à la fréquentation des écrans comme le souligne S. Tisseron dans Les dangers de la télé pour les bébés, 2009.

  • 3 à 6 ans

Pas de console de jeu portable. Télévision avec discernement. Aussitôt que les jeux numériques sont introduits dans la vie de l’enfant, ils accaparent toute son attention, aux dépens de ses autres activités. Par ailleurs, seuls des jeux sensori moteurs et basés sur la stéréotypie motrice lui sont accessible à cet âge. On peut se référer à ce sujet à l’essai de S.Tisseron (en collaboration avec Isabelle Gravillon), Qui a peur des jeux vidéo ? , 2008.

  • 6 à 9 ans

Pas d’Internet. L’accompagnement des parents sur Internet n’est pas seulement destiné à éviter que l’enfant y soit confronté à des images difficilement supportables. Il doit lui permettre d’intégrer trois règles fondamentales.

  1. Tout ce que l’on y met peut tomber dans le domaine public
  2. Tout ce que l’on y met y restera éternellement
  3. Tout ce que l’on y trouve est sujet à caution parce qu’il est impossible de savoir si c’est vrai ou si c’est faux.
  • 9 à 12 ans

Recherche Internet systématiquement accompagné.

  • À partir de 12 ans

Avec prudence. Là encore, un accompagnement des parents est nécessaire. Il faut définir avec l’enfant des règles d’usage, convenir d’horaires prédéfinis de navigation, mettre en place un contrôle parental…

Au passage, je me permets de rappeler que les écrans ne sont pas le diable incarné. C’est l’utilisation qu’on en fait ou plus exactement celle qu’on en laisse à nos enfants qui est préjudiciable. Au même titre que l’on imagine mal un apprenti boulanger, qui aurait interdiction de toucher au four. On ne peut plus interdire complètement les écrans à nos enfants. Ils les utiliseront tous les jours et pour tout, autant leur en donner progressivement de bonnes pratiques dès maintenant. 

Károly Fogarassy

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Photo by Ajeet Mestry on Unsplash

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