fbpx

Temps de lecture : 3 minutes


Voilà une question qui fait couler beaucoup d’encre… Avant de rentrer dans le vif du sujet (partie 2), il est important de reconnaître que la lecture autonome est l’aboutissement d’une démarche, dotée d’un accompagnement. Ce processus se doit d’être méthodique. Ce n’est ni plus, ni moins qu’un apprentissage.

Lire seul, ça s’apprend ?

Bien que beaucoup d’entre nous pensent avoir appris à lire “naturellement”, sans méthode particulière, ce n’est pas tout à fait vrai. En réalité, sans en avoir conscience, nous avons suivi une sorte de parcours initiatique. Nous sommes tous passés par des étapes qui nous ont permis de devenir lecteur, car en effet, comme le disait Simone : “on ne naît pas lecteur, on le devient”. 

Cet apprentissage exige des prérequis. Le premier est évidemment celui de savoir lire. Le second est moins évident, c’est l’accompagnement. Sous nos latitudes, la lecture tient une place importante dans l’éducation. Elle est souvent considérée comme une condition à la réussite scolaire. Si bien, qu’on trouve toujours quelqu’un pour servir de guide, que ce soit les parents, un grand-frère, une tante, un cousin, une maîtresse ou un grand-père.

Pourquoi accompagner ?

1. Lire d’accord, mais savoir pourquoi 

Savoir a minima ce que la lecture apporte est essentiel pour transmettre, parce que la question viendra inévitablement un jour et parce qu’il est tout de même plus aisé de défendre un sujet dont on est convaincu. Si vous n’êtes pas sûr de vous, nous avons rédigé un court article à ce sujet ici.

2. Lire est une fin en soi et non pas un moyen

S’il est vrai qu’un lecteur régulier s’appropriera mieux sa scolarité et donnera plus de chance à son avenir, il n’est pas démontré que pour réussir ses études il faille obligatoirement être grand lecteur. De plus, faire de la lecture un moyen, c’est sacrifier sa beauté à son utilité.

3. Lire ne supporte pas l’impératif

Lire est avant-tout un acte solitaire. S’il ne se produit que sous la pression extérieure, l’activité est dénaturée. C’est un échec à long terme. Daniel Pennac fait une jolie comparaison avec deux autres verbes bien connus dans un entretien donné au journal La Croix à l’occasion de la Nuit de Lecture : “Dans le domaine culturel, tout procède par l’exemple et l’injonction ne fonctionne pas. Le verbe « lire » ne supporte pas l’impératif, particularité qu’il partage avec les verbes « aimer » et « rêver ». Si vous dites à quelqu’un « aime-moi » ! « Rêve » ! « Lis » ! c’est fichu à chaque fois.“.

4. Lire ne relève pas du patrimoine génétique

Les romans qui ont marqué votre enfance ne seront pas automatiquement ceux qui marqueront votre enfant. Tout comme les auteurs. L’importance que vous accordez à tel ou tel écrivain dépend en partie de votre parcours personnel, si bien que vous pourrez adorer Balzac, alors que votre petit bout pas du tout. Et inversement. Laissez le donc se constituer sa propre bibliothèque et ne substituez pas vos coups de coeur aux siens. 

5. Lire, sans mépris des genres et des oeuvres

Ne demandez pas des comptes rendus détaillés à votre enfant, n’attendez pas de lui qu’il termine systématiquement ce qu’il entame et laissez lui la possibilité de commencer par la fin, de reprendre, de sauter des pages, d’en changer… Ce qui compte, c’est qu’il lise.

Si le préambule était ainsi, c’est parce qu’il est important de ne pas se tromper de combat. Il ne suffit pas d’avoir un livre dans les mains ou de le porter dans son coeur pour s’en montrer bon ambassadeur.  Maintenant, s’il vous brûle de découvrir la suite de la démarche concrète pour guider vos jeunes explorateurs vers une lecture autonome et régulière, alors c’est par ici.

Károly Fogarassy

Pour télécharger l’application c’est par ici 👇
🍎 https://apple.co/2JQlpKt
🤖 http://bit.ly/luluetkroyplaystore

Photo by Robyn Budlender on Unsplash

Catégories : Lecture